dimanche 4 mars 2018

Avis sur Forza Motorsport 7 : La Belle Endormie

Bathurst, la brume matinale va s’évaporer sous le chaud soleil australien et les moteurs des V8 vont vrombir dans cette montée vers les Montagnes Bleues…
Il est temps de reprendre la route des circuits asphaltés et de laisser la latérite ocre du Festival Horizon derrière nous.

J’ai été bluffé par le plaisir pris dans les horizons australiens et c’est avec impatience, confiance et exigence que j’attends la 7eme version de la série des Forza Motorsport.


Avant-propos : Les attentes d'un fan de la licence.

Turn10, le studio de développement à la base du jeu, confiant (trop ?) de ses forces n’a pas assuré de promotion importante : pas de présence au Mans 2017 malgré la finale du championnat Forza, ni de journées de présentation avant le lancement. Cependant, il y a eu tout de même 2-3 bandes annonces (que j’avais trouvé moins percutantes que celles pour le 6) et 1 demo offline quelques jours avant le lancement du jeu. Je suis d’avis que le manque de concurrence que rencontre Forza n’est pas une bonne chose, car cela laisse les créateurs du jeu se reposer sur leurs lauriers et ne pas proposer de bonnes évolutions, bien au contraire. Mais cela est en passe de changer...

Je vais vous parler du jeu, de mon ressenti, de mes impressions, les bonnes comme les mauvaises. Je sais que le jeu est sorti depuis de longs mois. Ce qui fait que certaines choses ont déjà changé et que mon avis a donc lui aussi évolué. Et il en sera encore ainsi pendant 2 ans (si on reste sur le cycle actuel de production des jeux Forza). Ceux qui me suivent sur les réseaux sociaux ou qui ont parcouru le blog, savent que je suis plutôt un fan fervent des Forza et aussi partie du staff d’organisation/arbitrage des (anciens) championnats de France de Forza.

Tout d’abord, je vais vous présenter les quelques attentes que j’avais pour ce jeu. La plus importante était l’ajout de conditions météorologiques dynamiques, réalistes et aléatoires ! Ensuite venait une refonte des arrêts aux stands, avec choix de la quantité de carburant à rajouter et le changement ou non des pneus. La dernière attente concernait le mode multijoueur avec des qualifications avant courses, des replays ergonomiques et tout un tas d’options pour paramétrer ses courses (dans l’optique d’une organisation d’un championnat e-sport). Ces attentes ne sont pas nouvelles pour un Forza Motorsport, qui a tendance à progresser par petites touches.


Une intro allumeuse

C’est toujours avec une l’excitation de la satisfaction que je lance la première fois les Forza, je suis fan, et les musiques des bandes annonces, m’accompagnent toujours quelques semaines, jours avant le moment où je vais démarrer le jeu. Musique d’intro du studio, nouvelle décharge de plaisir, bruits de moteurs sur circuit … la dernière chicane du Mans, sa grande Roue (toujours mal placée depuis 2 éditions soit-dit en passant…), nous sommes dans les stands, il me semble reconnaître les premières mesures de la musique du trailer… J’aime ! Mais ce n’est pas elle, on voit le pilote, les conditions climatiques qui défilent sur la carrosserie d’une Ferrari, un scorpion sur l’équipement en cuir d’un pilote (clin d’oeil à celle qui allait arriver dans quelques semaines et sublimer le jeu), zoom arrière sur un groupe de pilote marchant d’un pas décidé vers la voiture arrêtée au stand, une femme les mène… je suis eux, je suis elle ! La musique va crescendo et la Lamborghini s’élance sur l’asphalte mouillée d’une fin de journée et… c’est tout… on enchaîne sur le présentateur qui nous guide dans ce début de jeu vers notre premier choix. C’est quoi cette intro qui nous laisse sans puissance en début de ligne droite ?
Nous voilà donc dans notre « garage », notre repaire, notre hangar où nous allons préparer, personnaliser, peaufiner nos voitures. C’est cool, mais c’est un peu vide pour le moment, mais c’est normal nous sommes en début de carrière. Nous allons devoir faire un premier choix : une pilote ou un pilote ? J’allais choisir la femme mais là son allure n’est pas à son avantage. Outre le fait qu’elle se déhanche (Est ce que le pilote prend une pose à la noix ? Non ! Alors pourquoi le faire pour la pilote?) , son allure générale ne rend pas bien, me semble raté. j’ai donc pris le pilote.


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Des nouveautés au/et dans le menu

Je ne me suis pas lancé tête baissée dans les courses solo ou multijoueurs. j’aime prendre mon temps pour découvrir un jeu et son interface. En l’occurrence, là, nous allons pouvoir avoir quelques aperçus sur ce qui nous attends dans le jeu : les nouveautés et les retours.
Le menu principal avec 5 onglets est efficace et on s’y retrouve facilement. Forzathon (héritage du Forza Horizon 3), Salle des ventes (toujours bridée dans les sommes de départ ou d’achat immédiat), écran séparé, jeu libre, Forza hub, Forza Tv et galerie photo, tout ceci est déjà connu et leur retour est logique.
Ce qui apparaît nouveau, ce sont les loot-boxes (oui comme dans tous les jeux depuis quelques mois) mais cela se rapproche du système de loterie que l’on trouvait dans le dernier Forza Horizon ou Forza Motorsport 6, la différence étant qu’il y en a plusieurs types avec des prix généralement exorbitants quelque soit la rareté ou le contenu de la boite. Cependant depuis le lancement, Turn10 a déjà baissé le prix de certaines loot-boxes. Dans ces boites de récompense, on peut trouver des mods , des voitures, des badges (ça fait rêver ça non? Je n’en parlerais plus par la suite vu l’intérêt) et des tenues de pilote.
Les mods étaient déjà présents dans Forza Motorsport 6. Ils sont désormais un peu différents, il n’y a pas d’élément permettant des gains de performance ou de place, mais surtout des handicaps ou paramètres d’aide à la conduite ou de vue (du type vue cockpit), et aussi des actions à réaliser comme « 6 dépassements corrects ». Turn 10 a déjà modifié les mods que l’on pouvait avoir car ils se sont rendus compte que certains mods n’étaient pas utilisés par les joueurs et revendus.
Les tenues de pilote sont une des nouveautés du jeu. Elles sont classées en 5 catégories de commune à légendaire. Ces catégories vont se retrouver aussi pour les voitures, les mods également, les badges, mais cela n’apporte rien au joueur. Pas de gain d’expérience ou de crédits supplémentaires. Les tenues sont juste utilisées en fin de course pour les podiums, donc leur intérêt réside juste dans le petit coté décontracté, voire loufoque (la tenue de clown est carrément flippante) qui manque parfois à la déclinaison Motorsport des Forza. Certaines tenues en relation avec les jeux phares de la Xbox sont régulièrement éditées et proposées aux joueurs.


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Y a plus de place dans le parking...

Après les pilotes, passons aux voitures. La nouveauté dans ce Forza 7, c’est que les voitures sont organisées en collections. Nous allons avoir de quoi nous amuser car il y en a plus de 700 au lancement du jeu. Par contre, je déplore les nombreux 4x4 et autres modèles tout-terrains qui n’ont rien à faire sur les pistes asphaltées. Ils sont légitimes dans la série Horizon, mais totalement en décalage dans la série Motorsport et aussi trop nombreux.
Tous les modèles ne seront pas accessibles dès vos débuts. Pour accéder jusqu’au cinquième et dernier niveau de collection : le légendaire, avec les prototypes par exemple, il va nous falloir atteindre un certain niveau. Ce niveau augmente au fur et à mesure de l’acquisition de voitures. Chaque voiture possède un score de collection en fonction de sa rareté.
Nous allons pouvoir acheter des voitures avec des scores de collection améliorés chez le concessionnaire spécialisé pendant une durée limitée. Les 3 modèles sont régulièrement renouvelés et souvent indisponibles par achat classique (mais après quelques semaines, on se rend compte que les modèles proposés ne se renouvellent pas...). Les prix des véhicules ont été revus à la baisse par rapport à l’opus précédent, mais parallèlement les gains à l’issue des courses sont aussi moindres. L’autre façon d’acquérir des voitures va être de les gagner à l’issue de certaines épreuves lors de la carrière et à l’issue de n’importe quelle course où vos gains d’expérience de pilote va vous permettre de choisir parmi 3 gains : soit une somme d’argent, soit une tenue de pilote, soit une remise sur une voiture (qui peut être de la totalité de la valeur de la voiture). Notre collection de voiture va rapidement augmenter, mais nous ne le verrons pas dans l’interface du garage car celui-ci reste désespérément vide à part la voiture que nous pilotons actuellement. Concernant les voitures, nous retrouvons, sans changement sur le fond, les réglages et l’atelier de peinture, avec les mêmes teintes spéciales, les mêmes stickers des constructeurs, avec les mêmes restrictions incompréhensibles concernant le partage de ces stickers. Toutefois, nous allons pouvoir pour certains modèles apporter des personnalisations par l’ajout de kit de carrosserie, comme ce qui a été introduit dans Forza Horizon 3. Nous allons toujours aussi pouvoir partager nos créations et nos réglages, ce qui rapportera aussi pour les plus doués des crédits bienvenus.

Pour en finir avec l’interface, le dernier onglet est un peu un fourre-tout, où nous allons pouvoir voir nos statistiques et celles de notre drivatar. Nous retrouvons non-seulement les options permettant de paramétrer le jeu au niveau sonore, graphique (dont les indications sur l’écran lors des courses), mais aussi les paramètres de contrôle que ce soit au volant ou à la manette.

Mais j’ai déjà trop parlé de l’interface et de ses nouveautés, il est temps d’attaquer le fond du jeu et de prendre la piste.


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un mode solo en amélioration, mais quand est-ce qu'on démarre ?

Faisons d’abord un tour du mode solo, l’équivalent de la « carriere » : C’est une succession de coupes, qui sont elles-même constituées d’épreuves. Les épreuves peuvent être de la forme championnat avec plusieurs courses ou alors un événement spécifique ( déjà connus dans forza 6 : passages de portes en temps limité, quilles à renverser, nombre de dépassements à réaliser etc.)
Pour passer d’une coupe à l’autre, nul besoin d’être le premier où d’avoir fait toutes les épreuves, il suffit d’atteindre un seuil de points. Chaque place dans les courses apportant un nombre de points croissant selon sa position. C’est la même chose pour les crédits. Ils seront augmentés par l’utilisation de mods et par le niveau des drivatars et la longueur de la course et c’est tout … ou du moins c’était tout au lancement du jeu…
En effet, désormais, ne sont plus prises en compte les aides à la conduite que vous allez activer. Dans les jeux précédents, plus vous désactiviez des aides, plus cela vous apportait un bonus de crédit ( jusqu’à les doubler!) Ce n’est plus le cas. Il y a des nouveautés dans ces aides, comme la possibilité de lisser le comportement des voitures quelque soit la surface. Cela ne pénalisera plus les sorties de piste qui faisaient perdre le contrôle de la voiture.

Une petite chose, qui a son importance pour certains joueurs, avait également été changé par rapport aux jeux précédents. Avant les joueurs qui achetaient le pack VIP du jeu, recevaient des voitures spécifiques au lancement, un badge, des événements dédiés dans le jeu et régulièrement des voitures en cadeau et surtout le doublement des gains dans de courses. A la sortie de #Forza7 , ça été la douche froide, exit le doublement des gains. Remplacé par des mods, en nombre limité. Au bout d’une vingtaine de courses plus d’avantage dûs au statut VIP. Autant vous dire que prenant le statut VIP en partie pour cette spécificité , j’étais déçu et je me sentais un peu comme le dindon de la farce. Conscient que c’était un mauvais tour joué au fans de la licence, Turn 10 a rapidement changé son fusil d’épaule et fait marche arrière, avec message du patron du studio, pour revenir à l’ancien modèle VIP. C’est un bonne réaction de la part du studio qui écoute ses joueurs, mais cela me dérange aussi un peu car ça veut dire qu’ils s’étaient laissés la possibilité de revenir sur cette décision et de le prévoir dans le jeu, car la mise à jour a été rapide ! Une nouvelle fois, une petite phase de beta vis à vis des joueurs fidèles aurait permis d’éviter ce problème et d’autres à venir aussi…
J'ai écrit que la longueur des courses était prise en compte pour le calcul des gains, mais c’est aussi surtout une nouveauté avec l’apparition du choix de la longueur des courses, avec 3 paliers avec au moins un doublement du nombre de tours entre chaque palier. C’est un bon point, car combien de fois n’ai-je pas pesté contre les 2-3 tours des courses de carrière.
Par contre, il n’y a toujours pas de qualification avant les courses de carrière, nous partons donc du cœur du peloton des 24 pilotes.


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Du plaisir de la conduite à la castagne de drivatars !

Nous sommes donc en course et au cœur de la course, la camera/la vue (5 possibilités dont une nouvelle vue intérieure juste derrière le volant) va vibrer/réagir à la vitesse, aux vibreurs. Personnellement , j’ai désactivé cette option, car je la trouvais inconfortable, malgré l’immersion qu’elle nous apporte.
Une nouvelle fois, c’est magnifique, c’est fluide et on rentre tout de suite dans l’ambiance et le plaisir de la course. La piste défile à grande vitesse. Nous retrouvons tous les circuits du Forza 6, avec en prime le retour de Mapple Valley (qui est superbe, mais avec parfois des textures et des arbres horribles…) ; Suzuka ; Mugello et l’arrivée d’un nouveau circuit dans le désert de Dubaï ! Ce tout nouveau circuit n’est pas du tout évident à maîtriser.

Les adversaires ne nous facilitent pas la tache et même bien au contraire, les drivatars semblent avoir oublié ce qu’ils avaient appris dans les précédents opus ! On a clairement la désagréable impression qu’ils sont sur un rail, avec une seule trajectoire et que désormais ils ont une conduite, robotique, sans aucune erreur ! Nous nous retrouvons avec un petit train de 23 voitures. Je pensais qu’avec le temps, les drivatars accumulant de plus en plus de données, leurs comportements changeraient, mais ce n’est pas le cas. De plus concernant les drivatars, le niveau de difficulté est très inégal selon les courses. Parfois vous gagnerez les doigts dans le nez et la course suivante, ils vous largueront dès le démarrage et vous n’arriverez pas à remonter !


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Regarde la piste au lieu de regarder le ciel !

Enchaînant les tours , nous allons voir les conditions extérieures changer, la luminosité varier et parfois la pluie arriver ! Enfin nous avons des conditions environnementales variables dans un Forza Motorsport ! Ces changements dynamiques sont paramétrables, on pourra jouer avec les probabilités d’occurrence et le moment où cela va se produire (la course sera séparée en tiers) C’est une vraie réussite et c’est surtout très beau, l’ambiance à certains moments est dingue ! Cependant, toutes les conditions ne sont pas disponibles sur tous les circuits et nous ne pourrons pas avoir en même temps la pluie et la nuit. Les orages n’auront pas de précipitations en même temps. Sur la piste, une petite correction a été apportée à l’épisode précédent, nous n’aurons plus d’énormes flaques d’eau, c’est plus diffus, plus réaliste, mais toujours aussi piégeux par moment. Vous sortirez de la piste et frotterez parfois les rails. Heureusement, je n’ai pas retrouvé un comportement physique rageant qui consistait à mettre très souvent la voiture à la perpendiculaire du rail quand on le frottait dans les opus précédents de la série.
Si on à laissé les dégâts en simulation, nous allons aussi abîmer notre voiture, ces dégâts sont moins réalistes visuellement sur Forza7 et par contre, ils sont toujours aussi bizarre : c’est tout ou rien ! C’est un peu une déception, j’aurais aimé un jour retrouvé ce que j’avais aimé sur GRID ou sur les NFSunleashed. Pour remettre à neuf notre voiture, refaire le plein et changer les pneus, direction les stands. Ces stands sont toujours scandaleux ! Pas d’animation (alors que ceux du dernier Gran Turismo sont exemplaires!) et toujours pas la possibilité de choisir le type de pneus, si on les change ou pas et de choisir la quantité de carburant à embarquer. C’est une nouvelle fois dommage de manquer le coche à ce point !


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Mais ou est passé le multi d'antan ?

Du coté du multijoueur, il y a quelques nouveautés avec la mise en place des « catégories » qui sont sensées vous faire jouer avec des pilotes de niveau équivalent et assainir les pistes… En réalité, il y a toujours des bourrins dans les 1eres catégories, dans les catégories plus élevées, le niveau est vraiment haut ! Je viens d’arriver en catégorie Elite et la prochaine sera la catégorie Apothéose ! Autant dire que je ne suis pas prêt d’arriver à franchir les 5 divisions permettant de passer dans la catégorie du dessus. A l’issue de chaque course, vous allez recevoir des points positifs ou négatifs , en fonction de votre place de départ, de celle d’arrivée et de vos concurrents. L’astuce étant d’arriver à partir du fond de grille pour pouvoir accumuler plus de points par contre il faudra changer de lobby à chaque course ! Dans ces catégories, il y a 3 types de courses : celle sans collision, celle en simulation au niveau des dégâts et des collisions et celle sans réglage avec une voiture imposée.
En mode public, les courses au début du jeu étaient un massacre avec des joueurs pas du tout fairplay… Pour répondre à cela, Turn10 a lancé le programme des « Marshall » qui sont des joueurs volontaires et cooptés pour expulser les joueurs indélicats et voire monter un dossier via les ralentis de courses pour bannir ces joueurs. Dans la lignée de ce que je faisais dans le championnat de France, je suis rentré dans ce corps des « Marshall » et pour le moment, je n’ai exclu que 2 joueurs qui se sont querellés toute la course à grands coups de portières ou pare chocs… Pourtant important et attendu, je trouve que ce mode multijoueur est très décevant par rapport à ce que l’on avait avant. Il ne sera pas possible de créer une partie publique ouverte. Pour les parties privées, tant que vous n’avez pas invité d’amis, vous ne pouvez pas la configurer et vous ne pourrez toujours pas enregistrer une configuration de course ( ce qui était pourtant pratique dans le cadre de compétitions e-sport amateurs). Vous ne pourrez plus, non plus, compter sur la présence des drivatars pour compléter vos sessions de courses entre amis pour apporter de la vie sur le circuit. Je ne parlerais pas de la stabilité des serveurs : il n’est pas rare d’avoir des concurrents éjectés en cours de courses, ou même d’avoir des coupures du chat. Alors que l’e-sport racing se développe sur tous les jeux de courses, cette version de Forza Motorsport semble louper le départ ! Une mise à jour « e-sport » est censée arriver avant les nouvelles épreuves du Forza Racing Championship. Pour l’instant, les seuls ajouts ont été le mode spectateur et la possibilité de faire soi-même sa grille ( mais toujours pas de qualifs…)


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Sur la ligne d'arrivée, un sacré numéro qui souffle le chaud et le froid...

Pour conclure, pour la première fois, j’ai un avis mitigé sur un Forza Motorsport. Je suis un peu déstabilisé car après un FM5 incomplet qui était sorti trop tôt pour accompagner la sortie de la XboxOne ; une FM6 qui sans folie faisait le boulot en s’améliorant au fur et à mesures des mises à jour et un Forza Horizon 3 dantesque, j’avais de très (trop) grand espoir dans FM7.
Le studio Turn10 semble avoir oublié une partie du travail accompli auparavant pour améliorer le multijoueurs, mais ils ont enfin mis un peu de dynamisme dans les conditions de courses, avec un plaisir de conduite sans cesse renouvelé, un plateau de voitures impressionnant et une bonne quantité de circuits avec du connu, des retours de vieux amis et de la nouveauté.
En négatif, je retiendrais, l’IA et drivatars en régression, un multijoueur pas à la hauteur de la communauté et de l’e-sport Racing, une gestion des stands d’un autre age et un recul sur les dégâts des véhicules et leur influence. Et aussi des petits manques graphiques au niveau du public, de la végétation en bord de circuits mal rendue et des gouttes d’eau immobiles sur la carrosserie des voitures. A cela s’ajoute des maladresses vis à vis des fans dans les premiers jours de vie du jeu.
En positif, tout le reste : la conduite, la diversité des circuits, la richesse des véhicules mis à disposition avec de nombreuses Porsche directement dans le jeu ; les conditions météorologiques changeantes, la beauté du jeu. La pérennité des la présence de la salle d’enchères, des récompenses de courses, de l’éditeur de livrées reprenant nos créations des anciens jeux ; les réglages toujours complet et l’ajout de homologation des véhicules pour lisser les performances et apporter plus de diversités dans les courses.

Je passe de nombreuses heures sur Forza7 et j’espère que nous allons réussir à organiser de nouveau un championnat digne des précédents. Mais pour cela il faudrait que le studio Turn 10 et Xbox y mettent un peu du leur en apportant des modifications e-sport bien plus importantes que les 2 pauvres modifications de la dernière mise à jour ; un mode spectateur et la possibilité de configurer soi-même la grille de départ…

En attendant, des amateurs organisent des courses d’endurance très régulièrement. Donc si vous voulez pilotez avec des joueurs propres de tous niveaux, n'heistez pas à venir me voir sur les réseaux sociaux, sur le XboxLive ou même dans les commentaires de ce billet de blog.  […]

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mercredi 1 juin 2016

Agent de The Division, ceci est mon histoire...

« Mes amis m’appelle Caz, mais je me nomme Cédric, j'ai deux fils, je suis géologue et deux semaines après le Black Friday, je viens d'être activé et je m’apprête à rejoindre le centre de coordination de Brooklyn. Je fais partie de la Division !»…

Il aurait pu s'agir tout autant de Stéphanie, architecte lesbienne ou encore de Jacques, barman célibataire …


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Le Chaos s'est emparé de New York City, après qu'un virus propagé par l'argent, lors du Black Friday, eu décimé la population. Les morts se comptent par dizaines de milliers. La ville est sous quarantaine et la proie de diverses factions. La JTF (Force conjointe de réaction) formée par des représentants des différentes forces de sécurité civile est débordée et a besoin d'aide.

Telle est la situation quand on débute dans The Division. Brooklyn va me permettre de me dérouiller un peu, de sortir de la routine et de retrouver mes réflexes pour me mettre à couvert, me déplacer, me servir des armes en ma possession et de prendre mon équipement. Je vais aussi y rencontrer Faye Lau qui tout comme moi fait partie de la seconde vague des agents de La Division.

Une fois que nous serons arrivés à Manhattan, Faye, par la force des choses va rester en retrait pour coordonner la reprise de New York et mes actions.


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Dans un premiers temps, j'ai découvert l'interface avec mon inventaire, mes capacités, les renseignements récoltés…
Dans mon inventaire, j'ai bien sur mes armes : principale, secondaire et de poing (celles ci sont de différentes catégories et modifiables, améliorables) mais aussi tout mon équipement de protection (sac dos, gilet de protection, gants, genouillères, holster, masque respiratoire…) ; également les mods qui serviront à améliorer mon équipement et mes armes et enfin mes habits (avec chaussures, chapeau, tour de cou, pantalon, haut et veste). J'ai failli oublié qu'on avait aussi plein de gadgets (défensifs ou offensifs) qui vont aussi évoluer et se mastériser lors de notre avancé dans la reprise de NY.
Mon équipement général de base est vraiment faible et je vais devoir gagner, récolter et acheter du matériel au fur et à mesure que je progresse dans NY. Au début de mon histoire, les pièces relâchées étaient grises, puis elles sont devenues vertes, puis ensuite bleues, et encore violettes et rarement jaunes et exceptionnellement émeraude (qui est arrivé une fois que la reprise de NYC avançait...). Vous avez ainsi l'ordre de progression de l'efficacité du matériel de gris à émeraude (c'est la même chose pour la valeur de vente)

Oui, j'ai bien dit vente, car même si cela peut paraître étonnant, dans un NY en crise, il y a des boutiques dans les bases tenues par des agents de la JTF ! Il y a aussi des marchands dans la Darkzone, mais là ce ne sont plus la JTF. Tout ce petit monde vous vendra tout ce que vous désirez en divers crédits.

Il y en a 3 sortes :

– crédit classique (revente et succès dans missions)
– crédit de la DZ (récoltés sur les cadavres des PNJ ou des autres joueurs)
– crédits phoenix (récoltés dans les missions expertes et sur les cadavres des Elites de chaque faction)

Notre base va être un peu à notre image, avec une composante technologique ( les points de compétence pour nous), une composante sécurité ( les points d'armement pour nous) et une composante médicale (des points de santé pour nous). Pour le moment à l'abandon, ces composantes vont être très importante à développer le plus rapidement possible pour se relever et être plus fort et par exemple accéder à des zones inaccessibles à notre arrivée car encore totalement contaminées.
Mais cette base sera aussi un endroit pour fabriquer du nouveau matériel à partir de plans et de ressources trouvées dans NY (des outils, des pièces d'arme, des composants électroniques, des tissus…).
Mais surtout cette base sera un refuge pour les habitants restants encore à New York, nous nous devons de les accueillir, de les protéger afin de ne pas sombrer dans l'obscurité et le chaos malgré nos pouvoirs d'exception, de vie et de mort (surtout) sur les bandes qui se jettent sur la dépouille de New York.

Mais valons-nous mieux que nos concitoyens qui agissent radicalement ? Au final, nous avons le pouvoir d'être le juge et l’exécuteur et d'être par conséquent tout aussi radicaux… ?

Ma ville est devenue une jungle, un fantôme glacé, où le blizzard envahi parfois ces longues avenues parsemées de carcasses de voiture, de cadavres en sacs, d'agents de la JTF assassinés et torturés, de déchets, de vermines .

Elle est illuminé par les lueurs orangées des brasiers, des lance-flammes des nettoyeurs, des gyrophares encore en service. Les illuminations de Noël sont encore présentes ponctuellement. De même que les éclairages publicitaires dans certaines zones que j'adorais parcourir avec les enfants. L'ambiance de ce New York est extraordinaire, que ce soit sonore (discret, mais avec des pépites ici et là) ou visuel ( le lever de soleil sur la 34th Street , ou les nuages passant devant la lune au dessus de la DarkZone…).
Chaque zone que je vais parcourir est particulière, avec ses endroits emblématiques et reconnaissables, mais aussi une architecture différente, un environnement spécifique. Il en sera de même pour la DarkZone. Je vous parlerais de cette zone sombre plus tard. Peu à peu, je vais redevenir familier de ces zones, même celles qui sont fortement contaminées par le virus du dollar. Je vais pouvoir rentrer dans les appartements laissés ouverts, voire forcer des portes pour en recueillir des ressources, des objets, mais je serais ainsi aussi le témoin de souvenirs de vies disparues, par l’intermédiaire de photos, de peluches abandonnées, de messages laissés.

Les gens qui habitaient étaient probablement heureux. Où sont-ils maintenant ? Dans un sac dans le métro, à l'abri dans un refuge de la JTF ? Ou vais-je devoir les combattre, leur reprendre la rue ?

Les derniers êtres vivants de New York peuvent se classer en quelques catégories :

- les émeutiers : ils pillent les magasins, rackettent les rares survivants, tiennent la rue à coup de batte de base-ball en se cachant sous leurs hoodies…

- les nettoyeurs : armés de lance flammes artisanaux, ils veulent noyer NYC de Napalm et tout purifier par le feu. Seuls les forts s'en sortiront pour eux.

- les fugitifs de Rikers Island, qui comptent bien faire payer à l'autorité et par extension à la ville la privation de liberté qu'ils ont récoltés. Violent, cruels, je n'aimerais pas tomber entre leurs mains…

- les soldats du Last Man Battalion, un groupe para-militaire privé, engagé par les plus fortunés pour se protéger… mais ils sont devenus hors de contrôle et comptent bien profiter de la situation pour s'mposer. Très bien équipés, aussi bien d'un point de vue technologique ou de l'armement..

- les agents de la Division, la 1ere vague a été détruite ou à tourné sa veste… la seconde vague dont je fais partie, doit reprendre New york avec l'aide et pour la JTF (dont j'ai déjà parlé au début de mon récit…). Nous ne savons pas combien nous sommes, et nous devons nous équiper au fur et à mesure…

Il reste encore :

- les derniers habitants de New-york, errant dans les rues ou cloîtrés chez eux, attendant de mourir de la maladie, de faim, de la violence des factions précédentes. Certains viendront me trouver pour que je leurs donne des soins, de la nourriture, de l'eau… Ils seront toujours reconnaissants, mais craintifs.

Ils partagent la rue avec les animaux qui reprennent possession des lieux : chiens agressifs, rats par dizaines, corneilles, mouettes, pigeons… J'ai été témoin de quelques scènes cocasses !

Je suis aussi new-yorkais, je ne supporte plus de voir mes voisins s'effondrer de faiblesse au milieu de la rue, sous une bourrasque de neige, il est hors de question que je laisse les nettoyeurs brûler les survivants croisant leurs groupe. Hors de question que je ne réagisse pas devant les émeutiers rackettant les gens dans les arrières cours, les évadés tabassant tout ceux qu'ils croisent et les groupes paramilitaire prendre le pouvoir de façon autoritaire. J'ai atteint le point de non-retour, les largages de médicaments doivent revenir à la JTF, les trafics d'armes doivent cesser, les prises d'otage aussi. Tout ceci se produit dans tous les quartiers et même si cela doit devenir une routine, je vais m'acquitter de ces taches et protéger les new-yorkais et les proches de mes collègues, quelques soit leurs religions, leurs couleurs de peau ou leurs sexes et leurs préférences sexuelles.

Je m'occuperais ensuite de la Dark Zone...

Je ne vais pas inutilement cacher que j'aime beaucoup ce jeu. j'y ai passé beaucoup d'heures sur la partie solo, à explorer toute la portion de ville disponible. L'ambiance de crise et de désolation est parfaitement retranscrite que ce soit : - au niveau sonore (bruitages, sons lointains, radio, dialogues entre PNJ, dialogues d'interaction etc.), - graphique (jeux de lumière, d'éclairages, de fumées, de particules, distinction et spécificités de chaque faction) - l’environnement (les petits détails, les éléments de décor destructibles, les clins d’œil disséminés dans le jeu, l'évolution de notre base d'opération, l'architecture de chaque quartier) j'ai beaucoup apprécier le soin particulier apporté dans les petites histoires parallèles, les témoignages de vies disparues ou bouleversées, avec notamment les histoires de préférence sexuelles, abordées normalement, un homme laissant un message à celui qui partage sa vie, le message d'une fille à sa mère lui apprenant son homosexualité et la réponse pleine d'humanité de la mère. L'homosexualité assumée de notre coordinatrice qui va nous plonger dans une quête secondaire pour retrouver sa petite amie. J'ai beaucoup apprécié également la présence dans la base d'une réfugiée portant un voile sur ses cheveux... Ce jeu a su retranscrire la diversité de nos vies quotidiennes.  […]

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jeudi 26 février 2015

The Escapist

Lorsque j'ai vu passer dans ma boite mail, le communiqué de presse annonçant la sortie de The Escapist sur Xbox one, je me suis dit qu'il serait peut être temps de revenir jouer à ce genre de jeu que j'avais laché depuis très longtemps. Tout le monde ne jure plus que par ces « petits » jeux indés tout en pixel.


Code reçu, jeu installé, manette en main, un petit tutoriel succinct, réduit au strict minimum nous accueil dans notre première prison, qui est paraît-il le paradis des prisons…
En fait le tutoriel c'est juste l'évasion parfaite qu'il va falloir réaliser, mais à toi de te débrouiller pour arriver jusque là, car tu n'es pas au Club Mickey…


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La partie commence au petit matin, vous vous réveillez dans votre cellule et devez vous rendre à l'appel matinal.
La dure réalité du jeu va vous frapper de plein fouet : pas d'aide, pas d'objectif si ce n'est celui de vous échapper, pas d'indication ! Juste le rythme « soutenu » de la vie de prisonniers : appel – repas – activité physique – douche collectives – repas – travail (si vous arrivez à en obtenir et surtout à en garder un) – promenade libre – repas – appel – cellules pour la nuit et ça recommence comme cela indéfiniment.
Les journées passent très vite dans The Escapist, c'est pourquoi je parlais de rythme soutenu.


Il va vous falloir vous insérer dans une routine pour ne pas vous faire remarquer et vous débrouiller pour récolter des objets lors de vos activités, en fouillant les cellules des autres détenus, en les piquant sur les détenus assommés lors de rixes régulières, en en achetant parfois aussi.
Vous allez pouvoir également en fabriquer en combinant plusieurs objets.
Bien sur vous allez finir par avoir des objets, des armes artisanales qui ne sont pas forcément les plus appréciées par les gardes ( cela apparaîtra en rouge dans l'inventaire) et il vous faudra arriver à les dissimuler dans votre cellule (sachant qu'elle pourra être inspectée par les gardes ou pillée par les détenus) et que tout séjour à l'infirmerie après une dérouillée vous videra les poches de ces objets…
Ce qui peut être frustrant quand tu as galéré à trouver de quoi et comment fabriquer un objet.


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Le coté rpg est mis en avant par votre condition physique qu'il faudra maintenir en faisant du sport et aussi par votre intelligence qu'il faudra cultiver grâce à internet « qui n'est en fait que du « lolcat » … et moi qui aurait tellement aimé avoir des indications pour l’artisanat par exemple…

Vous allez aussi pouvoir emmagasiner de l'argent, en travaillant ( ce qui vous permettra aussi d'avoir accès à certains objets) ou en accomplissant des faveurs pour les autres prisonniers, cela va pouvoir aller de mettre un raclée à un type à faire diversion pour que le détenu fouille une celulle… en espérant que ce ne soit pas la votre ^^


Il y a en tout 10 jobs de prisonniers, a peu près 200 objets utilisables dont 50 que vous pourrez fabriquer par vous même. C'est finalement ce qui va vous importer rassembler des objets pour vous permettre de vous évader et cette idée va tourner en rond dans votre tête comme vous tourner en rond dans la prison et dans le cycle des journées qui s'enchainent !
Cela s'avère long , rébarbatif et frustrant quand une petite erreur vous fait perdre vos ressources durement acquises…


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J'ai pour ma part rapidement craqué, ce genre de jeu n'est pas pour moi, je n'en ai pas la patience et d'autant moins dans ce style retro de jeu. Je n'ose même pas penser aux 5 autres prisons qui sont d'une difficulté croissante dans l'évasion et les conditions de vie...
Mais je n'ai pu voir comment elle étaient puisqu'elles sont bloquées au démarrage.


J'imagine que pour ceux qui apprécient ce style de jeu, arriver à s'échapper doit être une expérience gratifiante !
The escapist a été développé par Mouldy Toof Studios et il est édité par Team17.


Il est disponible sur Steam et sur Xbox One depuis le 13 février 2015.

NB : Les captures d'écran ont été faites directement sur la Xbox One avec la nouvelle fonctionnalité "take screenshot" de la mise à jour système de mars.  […]

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