Il y a des jeux qui arrivent tout doucement, un peu sur la pointe des pieds ( ou des pneus pour être plus dans le cadre ;) ). RACE DRIVER : GRID de Codemaster était un de ceux là. Les infos n'avaient véritablement commencé à arriver qu'a partir du mois de mars pour ce jeu sorti à la fin du mois de Mai. Successeur de la prestigieuse série des TOCA, GRID allait-il arriver à tirer son épingle du jeu et à passer la seconde ? La démo disponible sur le market place s'était révélée prometteuse. Sanglez vous dans vos sièges baquets, ajuster vos gants. Gentlemens, Start your Engine ! Ca va sentir la gomme brulée, l'huile surchauffée et le métal broyé !


Après une cinématique d'introduction, rythmée par l'incontournable ( pour les jeux de course) remix de « No One Knows » par Queen of the stone Age, on accède au menu du jeu en 3D dans la lignée de ceux de Colin McRae DIRT, avec pour environnement un stand d'écurie de course ( le notre en fait).

Avant toute chose, on va devoir créer son pilote, en indiquant sont nom, son prénom et aussi son surnom (parmi une liste prédéfinie). Ce pseudo sera utilisé dans les dialogues avec votre manage et votre directeur de course. Il sera nécessaire un peu plus tard dans le jeu choisir le nom de votre écurie et ses couleurs.
Dans le menu, on pourra choisir entre :
- le monde de GRID qui est le mode carrière du jeu.
- Les courses exhibitions , où l'on paramètrera notre course ( choix de la discipline, des véhicules, du circuits, du tracé, de la durée.
- Le mode multijoueurs avec le mode xboxlive ou en lan, mais pas de mode écran partagé, ce qui est réellement dommage.


De Pilote Essayeur à Star de l'Asphalte

Dans le monde de GRID, on va débuter en bas de l'échelle et devoir gagner nos galons de pilotes à la force du volant. Lors de la première épreuve, on va se familiariser avec les commandes de jeu et obtenir notre précieux sésame pour la suite. A partir de là, on va différencier 3 terrains de jeu spécifiques :
- L'Europe et ses circuits de course tels que Donington ( un classique des TOCA), Spa Francorchamps ou Le Mans.
- Les USA avec des tracé urbains à San Francisco, Détroit, entre autres.
- Le Japon et ses circuits sinueux en ville et en montagne.
Dans chaque zone, on va retrouver des modes de course variés et nombreux, qui mettent en scène des voitures spécifiques. Il y a donc les modes suivants : Pro Tuned, Pro Muscle ( USA), Touring cars, Monoplace (EUR), Drift Battle ( JAP), GP drift, Free drift (JAP), Pro Touge, Midnight Touge (JAP), GT1, GT2, Prestige, GT Club, 24 H du Mans, Series Le MANS et Demolition Derby (USA).
Vous allez devoir affronter jusqu’à 15 adversaires (dont votre coéquipier) lors des courses. Ils ne vous feront pas de cadeau et entre eux non plus. Pour augmenter le réalisme, il n'est pas rare de voir vos concurrents partir en tête à queue et faire de nombreuses erreurs, méfiez vous des voitures qui se planteront devant vous.

Il y a en tout 76 tracés, donc vraiment de quoi déposer de la gomme te froisser quelques ailes. On peut toutefois reprocher le manque de tracé pour le stock car. Dans chaque zone, on devra acquérir au fur et à mesure des permis, qui débloqueront des courses plus avantageuses financièrement et en terme de points de réputation. C'est d'ailleurs grâce à la réputation que vous débloquerez les classes de permis (paliers à 80000 et 250000 points).


Où comment faire une smart avec une Aston

Mais comment cela se déroule-t-il vraiment dans le jeu ? Bien évidemment, on démarre avec le garage et le portefeuille vide. Vous allez donc au début vendre votre corps ( mais non juste jouer les mercenaires) à d'autres écuries, qui vous prêteront une voiture pour l'occasion, avec des objectifs primaires et secondaires à réaliser ( tels que finir au moins en 3eme position ou terminer devant un autre écurie), les gains étant évidemment en fonction de vos performances. Un fois un petit pécule amasser, vous allez enfin pouvoir créer votre propre écurie et commencer à remplir votre garage, mais contrairement aux autres jeux de courses, il n'y a pas de concessionnaires. Vous avez seulement la possibilité d'acquérir les véhicules de la course que vous vous apprêtez à disputer.
Les voitures ne sont pas aussi variées que dans Forza ou de Gran Turismo, il y en a seulement 45, mais il y a de quoi rêver et de quoi s'amuser, avec notamment ... Vous pourrez l'acheter neuf ou d'occasion. Merci Ebay, qui proposera 3 véhicules avec pour informations le nombre de victoires, le kilométrage, le nombre de fois où le véhicule a été accidenté (on ne voit pas tellement l'influence de ces données sur la conduite, seulement visible sur le prix). Vous pourrez également revendre vos bolides sur Ebay motors.


Oups souriez vous êtes flashés

Pour votre écurie, vous allez devoir choisir un nom et les couleurs de celle ci (tout ceci sera modifiable par la suite), grâce à un sommaire petit éditeur de livrées.
Après quelques succès, vous recevrez des propositions de sponsoring, ainsi contre l'ajout d'un sticker (jusqu'à neuf possibles) vous recevrez une rémunération supplémentaire. Mais certains sont généreux, d'autre moins et surtout certains sont exigeants (finir sur le podium, sans dégâts) et d'autres moins (seulement finir la course).
Rapidement vous allez avoir la possibilité d'engager un second pilote, qui vous permettra de viser le classement par équipe (synonyme de rentrées d'argent). Mais pour cela vous devrez débourser ou non une prime de recrutement selon son niveau et un pourcentage des gains lui sera reversé. Afin de choisir votre coéquipier vous allez avoir accès aux caractéristiques suivantes : son aptitude, sa conscience, son agressivité, ses réflexes, sa régularité. Vous saurez également quelles sont ses épreuves fétiches. En course, votre coéquipier ne se montrera pas trop agressif envers vous si vous êtes devant lui, par contre il ne fera pas d'effort particulier pour vous laisser passer devant. Vous pouvez changer de coéquipier à tous moments. On peut toutefois reprocher le fait que l'on ne puisse pas adapter les sponsors à chaque voiture, car nous n'avons pas forcément les même capacités que l'autre pilote. De plus lorsque vous jouez au mercenaire, c'est vous seul que vous louez et pas votre coéquipier.


Au fil de votre réputation grandissante, des écuries vous défieront dans des courses duels contre la promesse d'un bon petit pactole !
Une saison vous permettra de faire 4 courses et se terminera par l'épreuve des 24h du Mans, présentant une alternance jour/nuit, sur une durée ramenée à 12 minutes, que vous pourrez ou non courir ( pour votre équipe ou en tant que mercenaire ).

Passez à la Conduite Accompagnée

Au niveau du gameplay, l'impression est mitigée. On sent qu'ils ont voulu essayer de faire un mix entre arcade et simulation. Les aides disponibles sont l'ABS, la conduite assistée et l'anti-patinage. Mais la désactivation de ces « béquilles » rendent la conduite de certains véhicules totalement aléatoire, au point que certaines deviennent de vrai pavé. Le comportement des voiture est également influencé par leur état. Les dégâts sont pris en compte, autant physiquement que graphiquement (c'est même assez bien rendu, bien que parfois cela soit cocasse !). Mais on peut cependant regretter que dans le jeu, les dégâts sont moins importants que dans la démo. Une direction faussée et vous aurez toute les peines du monde à terminer votre course. Si les dégâts atteignent un pourcentage trop important, vous serez contraints à l'abandon. Toutefois, pour remédier à cela, les concepteurs ont inclus une fonction « flashback » (qui peut être limité ou totalement annulé selon la difficulté choisie). Ainsi, vous reverrez les derniers instants de la course et vous pourrez reprendre le contrôle de votre véhicule juste avant l'accident et l'éviter ( ou essayer ...). Bien évidemment ceci n'est disponible que dans le mode solo et l'utilisation de cette fonction va diminuer vos gains et votre réputation. En fait, il en est de même pour toute les améliorations. Par exemple, la vue cockpit (magnifiquement réalisée) sera plus avantageuse que la vue externe. Vous aurez le choix entre 5 vues : externe, externe rapprochée, ras du sol, capot et cockpit. A part cette dernière, vous n'aurez pas de rétroviseurs, ce qui n'est pas toujours évident quand vous êtes talonné de près.


Au niveau de la conduite, vous verrez logiquement une nette différence entre l'accotement, les bacs à sable et la chaussée. De même, certains éléments de décors qui vous paraissent inoffensifs, tels des bottes de foin, s'avèreront fatals en cas de choc. Les débris des autres véhicules vont en partie rester sur la piste et ils influenceront également votre conduite, au point de vous faire perdre le contrôle. Par exemple, lorsque vous serez immobilisés, en mode multijoueur, si vous n'appuyez pas sur un bouton, votre voiture restera sur la piste et sera un obstacle pour vos concurrents. Dans cette position, vous verrez votre caméra frémir au passage des autres concurrents, mais par contre , elle est fixe. Si vous appuyez sur le bouton, vous allez avoir la possibilité de suivre la course dans la voiture de vos concurrents et de regarder les scores.

Polish et Peinture Métallisée : C'est Nickel

Graphiquement, il y a plein de petits détails disséminés le long du parcours qui accentue l'immersion dans le jeu. De plus la réalisation est vraiment réussie, le jeu est franchement beau, à l'image de Dirt. Les décors des circuits sont magnifiques (San Fransisco et ses sauts) et la distance d'affichage ne souffre pas de « clipping ». Les voitures quant a elle sont parfaitement modélisées, avec une vue cockpit souvent bluffante ( notamment la Saleen, avec un écran vidéo retransmettant la camera arrière !!! ). La fluidité malgré les graphismes léchés est au rendez-vous. La sensation de vitesse est bien présente. L'interface, nous mettant en situation dans notre stand de course est également bien réussie et reste très facile et simple d'accès. Pendant les temps de chargement vous pouvez voir défiler différents informations sur votre parcours. Mais il y a quand même quelques défauts. Par exemple , lorsque votre voiture est trop sale, les textures disparaissent , ce qui fait que vous avez des plages totalement blanches, du plus mauvais effet. Les dégâts occasionnent de nombreux froissages de tôle et donc de bug d'affichage, il n'est pas rare de voir le pilote passer au travers de la carrosserie. L'alternance jour-nuit est assez bien rendu lors des courses sur le circuit du Mans, mais il n'y a pas de variation des conditions météorologiques.

Parallèlement aux graphismes de haute qualité, l'ambiance sonore est aussi bien retranscrite ( ah le doux bruit de la Mustang ...), par contre si vous n'êtes pas une partisan de la « techno » vous allez vite mettre à zéro le volume de la musique, qui tape sérieusement sur les nerfs.


Plus on est de Fous du Volant ...

Classiquement dans le mode xboxlive, vous allez soit faire des parties avec classement ou non. Quoiqu'il en soit, le principe est le même. Une fois la course finie (qui peut contenir plusieurs manches), vous revenez au garage, ou en premier le choix de la zone de course est soumis au vote des participants, puis dans un deuxième temps, vous aurez à voter pour l'épreuve. Vous allez pouvoir courir contre 11 autres fous du volant.
En ce qui concerne les parties avec classement vous allez pouvoir rapidement retrouver vos coéquipiers, en créant votre propres session dans un style de course peu usité et ensuite décider conjointement de l'épreuve à courir si vous êtes en majorité. Les points attribués pour le classement dépendent essentiellement du rang de vos adversaires (une mise a jour était prévue pour modifier les règles d'attribution des points et favoriser les courses longues). Ainsi, si vous terminez devant des bien mieux gradés que vous , vous empocherez plus de points; Un des succès nécessite d'obtenir le grade de légende, autant dire qu'il vous faudra faire de très nombreuses courses (pas moins de quelques centaines) pour le débloquer. Vous aurez le choix dans 3 longueurs de courses. Cela peut notamment avoir son importance en destruction derby, où les courses courtes sont très violentes au démarrage (le 1er tour) car cela permet de bien se positionner. Il y a quelques petites astuces à savoir, notamment pour la place sur la grille de départ. Pour la première manche, l'ordre est celui dans lequel les participants se sont déclarés prêts. Ensuite, pour les manches suivantes, c'est un ordre antichronologique (les premiers démarreront la course suivante aux dernières places et c'est l'inverse pour les derniers). Au niveau des connexions, il y a rarement des problèmes, c'est arrivé au début, ainsi cela a été corrigé depuis. Il n'y a pas de différence au niveau graphique, ni de ralentissement entre les parties online et offline.


Aïe, j'ai encore cassé l'Aston de papa

Au final, après un petit temps d'adaptation GRID s'avère très séduisant et assez plaisant à jouer. La réalisation de très bonne facture permet réellement de prendre plaisir à conduire ses bolides sur les circuits variés (en ville, en espace ouvert, avec peu ou beaucoup de dégagement) et dans de nombreux modes. En solo ou en multijoueurs, on peut dire que « l'essence de la course » est au rendez vous de ce jeu de Codemaster, pour de nombreuses heures.
Allez, on s'en refait une ?